jeudi 10 juillet 2008

Zombies!!!

Trouvé au hasard de mes pérégrinations. Âmes sensibles s’abstenir juste un petit peu. Ça reste quand même de la play-doh, après tout.

mardi 1 juillet 2008

Le show de BV3 que je n’aurai pas vu, finalement.

Au Festival de Jazz, il y a trois types d’imbéciles : les imbéciles qui sont incapables d’avancer, les imbéciles qui avancent dans le sens contraire de celui où tu veux aller, et les plus imbéciles du lot, on les met en charge d’organiser la sécurité.

Au fait, je me demande encore pourquoi on appelle ça le Festival de Jazz. Depuis longtemps, j’aurais appelé ça le «Festival de tout-ce-qui-n’est-pas-à-peu-près-du-rock». Depuis qu’ils ne peuvent plus inviter Oscar Peterson parce qu’il est mort, ça va de mal en pis, on dirait. Le gros feature de cette année, Woody Allen, clarinettiste très moyen de son propre aveu (Ils auraient dû inviter David Lynch, parait qu’il torche au gazou). Pour les autres comme moi qui préfèrent dilapider leur fortune sur la drogue et la traite des blanches que sur un cinéaste intello à grosses lunettes qui, quand il ne se tape pas sa fille adoptive, s’épivarde dans un instrument à vent, il restait l’événement principal du FIJM, Bran Van 3000 qui, comme on le sait tous, reprend les plus grands standards du Jazz depuis 1972.

Bon, je chiâle peut-être un peu à travers mon chapeau ici; je suis un fan de BV3 depuis longtemps, et j’avais hâte à l’événement de ce soir, même si selon moi ça fait au moins 10 ans que le FIJM ne sait pas gérer la foule qu’il attire (pourquoi les FrancoFolies, qui attirent eux aussi une foule imposante, me donnent moins l’impression d’être claustrophobe?). Me voilà donc, quatre heures avant le show, dans l’escalier de la Place des Arts, pas mal où je voulais être. Au moins, j’avais prévu le coup...

Jusqu’à ce que je ne puisse plus réprimer un besoin naturel. Je me doutais que l’aller serait quelque chose, mais le retour...

Premièrement, on me refuse l’accès à la sortie le plus proche de ma destination. On me redirige vers une autre sortie, bloquée elle aussi, avec une préposée à la sécurité un peu hystérique qui aurait bien descendu quiconque outrepassait son ruban jaune, si elle avait eu une arme. 

Je trouve enfin une sortie vers l’extérieur, qui me conduit dans la direction opposée à celle où je veux aller (ma femme m’attend encore dans les marches de la PDA, faut-il le mentionner). 

Commence alors une heure de calvaire, où je tente, en vain de me frayer un chemin à travers la foule. Il y a bien un chemin qui contourne cette mer de demeurés, mais c’est un sens unique vers la sortie du site. Va donc pour le troupeau d’imbéciles que je dois traverser. J’y rencontre :

• des imbéciles qui me bloquent sciemment le chemin pour ne pas que je voie le show plus proche qu’eux;
• des imbéciles qui arrivent en sens contraire, trop cons pour apercevoir le chemin de huit pieds de large fait spécialement pour eux;
• Et des imbéciles qui faisaient leur devoir, à savoir ceux de la sécurité qui avaient prêté serment sur la tête de l’Éternel de ne pas me laisser passer. Belle job, Gandalf.

Et sur moi, je n’avais pas :
• Mon cellulaire pour rejoindre ma femme, morte d’inquiétude;
• De l’argent pour passer un coup de fil à ma femme, à une centaine de pieds d’où j’ai réussi à me rendre;
• Une Zweihander allemande pour me frayer un tout petit chemin. J’aurais bien pu souhaiter deux uzis, mais j’aurais sans doute manqué de munitions.

(Remarquez, deux balisongs auraient très bien pu faire l’affaire...)

Finalement, je réussis à trouver une préposée à la sécurité assez gentille pour lui demander quelles solutions s’offraient à moi. Il y en avait bien une : faire le tour du site dans le sens des aiguilles d’une montre pour arriver de l’autre côté. Ce qui m’aurais pris au moins une heure (le show était déjà commencé depuis une quinzaine de minutes, soit dit en passant). Elle me lance un «bonne chance» qui n’aurait pas été hors-contexte si on m’avait envoyé en Afghanistan, armé d’un fusil de paintball, devant la caverne de la Fraternité Guerrière Talibane. 

That’s it, j’abandonne.

J’emprunte donc le couloir de sortie de huit pieds (ils n’auraient pas pu en faire deux de quatre pieds, dans les deux directions?), qui ne mène qu’à la moitié du trajet vers la sortie. Je dois donc, pendant un autre dix minutes, jouer du coude (mon royaume pour une chainsaw!) pour enfin me rendre jusqu’à la rue Saint-Laurent (parce que oui, il y avait du fucking moron jusqu’à Saint-Lô!).

Rajoutez un autre vingt minutes pour me retirer de l’argent / faire la file au dep pour m’acheter quelque chose à booire, question d’avoir du change / trouver un téléphone public dans les alentours de Saint-Lô-Sainte-Cath (moins facile qu’il n’y parait!) et finalement rejoindre ma femme, morte d’inquiétude. On se rejoint à la Vespa, on tourne en rond dans le trafic parce que, non content de réunir 200 000 imbéciles sur deux coins de rue, le FIJM ferme les dix autres autour, et me voilà enfin à la maison, déçu d’avoir manqué un bon show. 

Déçu? Non, en colère. Parce que ces temps-ci, mon spleen me rentre dedans, et de voir un bon show aurait pu me remonter le moral. En fait, les 200 000 caves, j’aurais supporté (même que ça dépasse peut-être un peu ma pensée...). J’avais lu quelque part que le QI d’une foule se calcule en prenant celui du plus cave de la gang, divisé par le nombre de personnes présentes, et je commence à me faire à l’idée. Mais l’organisation de foule carrément déficiente, c’est carrément inacceptable. Surtout lors d’un événement qui n’en est pas à ses premières années. 

Messieurs Simard et Saulnier, Sachez que vous ne m’y reprendrez plus à venir assister à votre Festival boiteux, quand même que vous invteriez le quartette de Jésus-Christ en personne (ou même le Loco Locass Trio, qui lui aussi reprend les plus grands standards de jazz depuis 1972). En fait, si j’y retourne, vous me reconnaîtrez facilement : je serai celui en train de pisser dans son verre de bière, pour éviter de perdre ma place.

mercredi 25 juin 2008

Sembra una vespa!

Image Hosted by ImageShack.us

J’adore ma Vespa. Enfin, ce n’est pas tout à fait la mienne, mais celle de ma femme. N’empêche, quand je suis gentil, je peux la lui emprunter, l’emporter bourdonner sur les boulevards.

Parce que la Vespa n’est pas la zézette de votre ado. C’est un véhicule de luxe; pour le même prix, vous aurez peut-être une Hyundai de l’an dernier, si elle a été suffisamment battue. Mais il y a d’autres raisons : 

• De l’échappement d’une Vespa, il sort du raffinement, pas du monoxyde de carbone. C’est le trip bourgeois urbain par excellence. On met ses habits du dimanche pour sortir en Vespa. Parce qu’on roule dessus pour se faire voir.

• On peut stationner une Vespa partout. Sur un coin de rue, entre deux voitures, parcomètre ou pas. Une Vespa, c’est la décadence assumée, en robe du soir et un cosmopolitain à la main.

• Il n’y a pas de véhicule plus romantique et sensuel qu’une Vespa. Non seulement c’est la liberté absolue, mais en roulant, on voit absolument tout ce qui nous entoure. Nous n’avons pas le sentiment de fausse distance que nous procure l’automobile. Et si on roule aux bons endroits, on sent l’odeur de la bouffe sur les terrasses et le parfum des femmes sur les trottoirs (et il faut faire attention, parce qu’habituellement, elles se retournent sur notre passage; la Vespa rend beau). Et ces génies italiens, quand ils ne sont pas occupés à faker sur un terrain de foot, ont pensé faire une selle suffisamment grande pour deux. Du coup, ce qui aurait été un simple déplacement à deux dans une voiture devient le summum de la ballade romantique. Heureusement pour ma vertu, c’est ma femme qui monte en croupe!

• Et l’argument ultime, surtout par les temps qui courent : 6 piasses de gaz pour, grosso modo, 200 kilomètres.

À la prochaine, les cassés!

dimanche 15 juin 2008

Et vous, qu’avez-vous fait en fin de semaine?

Image Hosted by ImageShack.us

Traitez-moi de dégonflé. Je ne suis pas allé au Piknik aujourd’hui, la température incertaine n’aidant pas trop. Mais bon, vous verrez bien un peu plus bas à quoi j’ai utilisé mon temps...

Mais revenons dans le temps, un peu. Je suis au moins allé voir les Munny. Expo petite, mais intéressante.

Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us

Petite balade en ville pour la suite des choses. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que Roadsworth expose en ville. Deux expositions pour le prix d’une, gratos.


Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us

Je ne suis pas allé voir le truc de graffiti à Lachine, non plus. La logistique de ma soirée aurait été un peu trop foireuse. Par contre, comme je travaille près de là, j’irai faire un tour cette semaine.

[...]

Parlant de Munny, c’était à parier que je ne pouvais pas repartir de là sans un petit bonhomme blanc avec moi. Voilà le résultat une fois peint : 

Image Hosted by ImageShack.us

Bon, tout n’est pas parfait. Je me suis rendu compte que j’ai des pinceaux pouraves, J’aurais du laisser certains endroits blancs et les peindre après, parce que couleur sur couleur, ça fait trop foncé. Mais bon, pour une fois que je fais quelque chose à la main et non pas à l’ordi, c’est digne de mention, non?

À Radio-Canne, c’est l’hymne national. Je pence qu’il est l’heure d’aller dormir...

vendredi 13 juin 2008

Patch, la pute du low-brow art

Image Hosted by ImageShack.us

J’ai hâte de sortir du bureau, aujourd’hui. Il vient de me prendre un trip d’art assez grave, un peu comme une attaque de Big Mac quand on est sur les herbes.

Je viens de réviser mon agenda, et entre quelques obligations familiales, il y a bien un truc ou deux qui vont occuper mon temps, le tout sous le signe de la vacuité de l’art!

Image Hosted by ImageShack.us

Ce soir, il y a cette fameuse expo de Munny chez Off the Hook dont je vous avais déjà jasé. Mais parmi tous les autres trucs qui se passent en ville, il y a le vernissage (!) de deux graffiteurs à Lachine. Tout compte fait, je m’y pointerais bien!

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Et dimanche, c’est le piknik électronik sur l’Île. S’il fait beau, j’irai probablement me faire voir là-bas!

vendredi 6 juin 2008

Le Nouvel Ordre Mondial

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

À cette date, en 1949, paraissait le roman 1984 d’Orwell. Curieusement, je tombe sur cette carte, qui illustre un possible partage du monde par les Alliés après la Seconde Guerre Mondiale (la carte date de 1942). 

Allez lire la vignette sous la carte, c’est hallucinant. Si vous n’y parvenez pas, ils ont transcrit le texte ici. Fuck le concept même de souveraineté. Mononc' Sam décide qui se met avec qui...

Où surgit le lien avec Orwell, c’est quand on compare cette carte avec la situation géopolitique de 1984. 

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Ce n’est pas totalement identique, mais j’y vois des rapprochements... doubleplusimbon, mettons.

Je vous laisse donc avec la pensée du jour : La guerre, c’est la paix; la liberté, c’est l’esclavage, l’ignorance, c’est la force.

Et n’oubliez pas : Big Brother vous regarde.

Image Hosted by ImageShack.us
«At one end of it a coloured poster, too large for indoor display, had been tacked to the wall. It depicted simply an enormous face, more than a metre wide: the face of a man of about forty-five, with a heavy black moustache and ruggedly handsome features. [...] On each landing, opposite the lift-shaft, the poster with the enormous face gazed from the wall. It was one of those pictures which are so contrived that the eyes follow you about when you move. BIG BROTHER IS WATCHING YOU, the caption beneath it ran.»

jeudi 5 juin 2008

Quelques trucs en vrac...

Bon, j’ai fini ce que j’avais à faire. Sauf bloguer...

Je suis tombé là-dessus sur un des blogues de Cyberpresse (celui de Sophie Cousineau, étonamment). Un site de curiosités, dont un des articles sur les 10 cartes d’affaires les plus originales m’a particulièrement accroché.

Image Hosted by ImageShack.us

[...]

Sur le même site, un autre article sur des logos douteux...
Image Hosted by ImageShack.us 
Image Hosted by ImageShack.us

[...]

Image Hosted by ImageShack.us

WHACKEZ-MOI DERRIÈRE LA TÊTE AVEC LA TRUITE DE L’ART!
Pour la première fois hier, j’ai mis les pieds à la galerie Yves Laroche. Ce ne sera pas la dernière. Mais pas trop, sinon vous risquez de me retrouver sur Ontario, habillé en madame avec du parfum cheap parce que j’aurai besoin d’argent. Je suis allé voir la dernière exposition de Zilon, avec Tchérisse et Sœurette. Inutile de dire qu’on a trippé, et que je me demande pourquoi diantre je ne suis jamais entré dans cette galerie alors qu’à chaque fois que je passe devant, je vois dans la vitrine des jouets d’art et des toiles juste trop hot. Qu’on ne m’y reprenne plus!

Évidemment, ça m’a mis plein d’idées dans la tête, comme faire du pochoir (soit sur du contreplaqué ou carrément sur une toile), et surtout de peindre un Munny. ou un Dunny.

Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.us

J’aurais bien posté ceux exposés dans la collection de chez Laroche, mais je n’ai pas trouvé de photo. Mais bon, allez donc les voir. La galerie est au coin de Saint-Lo et Saint-Paul, dans le Vieux Mourial. Et faites vite, parce que l’expo de Zilon est là jusqu’au 14 juin.

Ah, j’allais oublier : vendredi 13 prochain, chez Off the Hook, il y aura une expo de Munny. Votre blogueur préféré risque d’aller y faire un petit tour.

Image Hosted by ImageShack.us
Free Image Hosting at www.ImageShack.us

dimanche 1 juin 2008

L’organe

Image Hosted by ImageShack.us

J’ai fait le tour des dictionnaires médicaux et de Wikipedia, a-rien. Pourtant, il y a tant de graphistes de par le monde, ça doit être documenté quelque part, bordel!

Je parle de cet organe qui fait de nous graphistes une sorte de mutation de l’espèce humaine. J’imagine que ça doit être un racoin du cerveau particulièrement innervé et vascularisé, particulièrement titillé par le Beau et le fonctionnel. Et j’imagine que tout autour, il doit y avoir un muscle qu’on doit garder tonifié, qui pompe encore plus de sang vers l’organe, histoire de le garder bien sensible et érigé...

Parce que là, je suis graphiquement horny. J’ai passé la fin de semaine dans le design : hier, je me suis retapé le portefolio allègrement. Aujourd’hui, outre avoir lu l’entrée de blogue assez inspirante de mon amie cab, je vient tout juste de finir de regarder Helvetica, un documentaire sur cette fonte cinquantenaire. On y parle d’histoire, de modernisme, de tout ce qu’on a pu accoler à la fonte au fil du temps, de la démocratisation du design graphique au corpocapitalisme qu’elle peut parfois suinter. Ce documentaire est de la porn pour designer, rien de moins.

J’ai prévenu ma femme : si un jour, elle arrive à la maison et me prend à jouer avec mon corps en regardant Helvetica, de ne pas trop s’en faire. Elle m’a répondu du tac au tac que la situation inverse pouvait aussi bien se produire. Elle aussi possède l’organe.

[...]

C’est con, parce que Sœurette elle aussi possédait l’organe, mais elle m’a avoué récemment avoir perdu la faculté de rêver. Je trouve ça terrible. C’est vrai qu’elle est passé par les neuf cercles de l’enfer il n’y a pas trop longtemps, mais j’ose croire que cette situation n’est que temporaire. 

Parce que je me suis laissé dire que les fées étaient immortelles...


samedi 31 mai 2008

Je laule.

Allons, c’est samedi après midi. Dehors, il fait baliverne, chantait Polémil. Pourquoi pas une deuxième etrée de blogue?


Image Hosted by ImageShack.us

Vous connaissez tous mon attirance vers l’art de rue et les calembours douteux...

Quand la célébrité du net envahit la culture populaire

À peu près tout le monde de mon entourage et leur mère ont blogué sur le dernier clip de Weezer, Pork and Beans, mettant en vedette ce qui se fait de plus viral en terme de populatiré sur les Interwebs. Non, ce que j’ai ici part d’un autre phénomène.

Il y a un an ou deux, un gars a créé une petite application Flash, Line Rider, où un petit bonhomme sur un traîneau glisse le long des lignes dessinées par l’utilisateur. Grâce au moteur physique scripté dans l’application, on peut lui faire faire les cascades les plus folles, et avant longtemps les virtuoses de la souris ont vite créé des environnements complexes et magnifiques où notre bonhomme se paie la virée de sa vie.

Quelle ne fut pas ma surprise alors, en regardant mes p’tits bonhommes du samedi matin, de tomber sur cette pub de Mc Do...

(remarquez, en haut de l’écran, les boutons de contrôle. de LR...)